Arrivés dans ce petit port, notre surprise est grande de voir l’étroit petit chenal dessiné sur la carte, transformé en énorme chantier.. la surprise de Simon, venu ici il y a 10 ans, est visible. Nous constatons les ravages fait au corail. Le chantier est financé et réalisé par des chinois et des malaisiens,  attirés ici par le pétrole… !

Le chantier, moderne et de grande envergure, contraste avec le vieux Suwakin, situé au fond de l’anse.

Nous apprenons la veille de notre arrivée la diffusion sur Thalassa d’une émission sur les tentatives de restauration de la vieille ville, entièrement construite en pierres de corail. Apres a peine 80 ans d’abandon, la vieille ville est un champ de ruines, ou ne subsiste que quelques façades, et les mosquées, elles, parfaitement entretenues !

On a peine a imaginer la beauté que devaient avoir ces demeures au bord de l’eau, dans les années 1900 a son apogée. Peu de temps aura suffit pour que cette ville fragile datant du 15-18ieme s’écroule.

La ville semble hors du temps, l’escale est très dépaysante. Nous trouvons les soudanais dans la rue cordiaux et aimables. Suwakin respire la nostalgie, mais nous semble vraiment sur sa fin. On a du mal à faire cohabiter la vision de cette ville fantôme, et le projet du nouveau port !

Nous nous demandons comment cela pourra-t-il évoluer d’ici quelques années ?

En quittant notre mouillage au lever du soleil, nous nous échouons dans la petite passe, malgré le faible tirant d’eau de Nizwa. Nous réussissons à nous dégager grâce à notre annexe qui nous aide a faire pivoter Nizwa.

Pas de dégâts, l’aventure continue vers Sanganeb, un phare au large de Port soudan situe sur un récif ou parait il nous devrions voir beaucoup de requins…Ce sera notre prochain mouillage

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