Le téléphone arabe a bien fonctionné puisqu’en arrivant à Al Ashkarah (Oman), le village où habite Suwalim, celui-ci est venu à notre rencontre.

Suwalim est monté à bord avec trois de ses fils pour visiter Nizwa et se rendre compte des aménagements qui ont été faits par le capitaine et nouveau propriétaire, Jocelyn. Sa plus grande admiration va au … déssalinisateur, dont il trouve le principe génial : transformer de l’eau de mer salée en eau potable.

C’est aussi le temps d’échanger sur la mer. Celui-ci nous conseille des coins de pêche et les abris possibles pour mouiller.

Nous repartons vers le sud. En pleine nuit, le vent forcit à 30 nœuds et nous avons une houle de travers assez forte avec des creux de 2 à 3 mètres. Nizwa roule fortement. Nous décidons d’aller nous mettre à l’abri de l’île de Masirah. Au petit matin, nous mouillons à la pointe de l’île, et découvrons avec surprise qu’une vingtaine de boutres de pêche s’y sont déjà mis à l’abri : notre mouillage de fortune s’est transformé en véritable « parking à boutres » ! Le soir, le soleil couchant est tout blanc. Tout l’équipage note un rapide changement d’atmosphère : l’air devenu chaud et sec assèche le pont et pique les yeux, tandis que l’horizon disparaît en quelques minutes dans une nuée jaune… Une tempête de sable s’annonce… Au petit matin, Nizwa est recouvert de sable fin qui s’est infiltré partout à l’intérieur du bateau.

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