Un blog utilisant WordPress

Que faites vous pendant vos escales?

Le 5 mars 2008 par Equipage

Questio de Guillaume

R : Nous commençons souvent par … manger. Ensuite, nous réparons ce qui a été cassé et que nous n’avons pu réparer en mer. Nous faisons le plein de produits frais (légumes, fruits) et en profitons pour aller nous balader, rencontrer les gens du pays, essayer de discuter avec eux (en anglais bien souvent car seul Jocelyn parle arabe). Mais les ports sont rares, et les mouillages se font dans des endroits déserts où il n’y a pas d’habitant. Nous en profitons alors pour plonger et nous baigner.

Question: Quelqu’un s’est-il blessé?

Le 5 mars 2008 par Equipage

et Est-ce que tout le monde s’entend bien à bord?

De Mathilde et Justine

R/ Simon s’est tordu un doigt en glissant.

Philippe s’est enfoncé une épine d’arbuste dans les pieds en descendant à terre.

Jocelyn s’est brûlé une main en retenant une drisse (corde qui monte au mât).

Pour l’instant c’est tout, et nous « touchons du bois » car il n’y a pas de médecin en pleine mer ! Nous devons donc être très prudents.

Quant à l’ambiance à bord, le bateau est un espace clos. Vivre à 6 ce n’est pas facile, un peu comme à l’école. Il faut de ce fait être très tolérant avec les uns et les autres, que chacun fasse attention aux autres et oublie au maxmimum ses petits intérêts personnels.

Mais nous nous entendons tous bien et on s’amuse bien. Ensuite, comme toute équipe, il faut un chef qui donne les ordres, dise ce qu’il faut faire, donne l’impulsion, sinon chacun fait comme il veut et  c’est le désordre bien souvent qui s’installe !


Sur la ville de Nizwa en Oman…

Le 23 février 2008 par Equipage

mosqueeni.jpgfemmesaux.jpgchameau.jpgpanonizwafort.jpgLa ville Nizwa

Notre visite à Nizwa, ville mythique pour nous car elle a donné le nom au bateau de Jocelyn,  fut organisée par notre ami omanais Ajmed, qui en a profité pour  nous faire passer par le village de Sanawo. Plusieurs raisons à cela : -le matin des 6H il se tient un grand marché aux bestiaux, typique. Nous y avons vu entre autres  des jolies chèvres,   et des chameaux…. Attirés par des cris, nous avons assisté à la montée forcée dans le pick up d’un chameau, pattes liées,  rendu furieux et blatérant à tous crins. enfants_aux_chevres.jpgenfants_aux_chevres.jpgenfants_aux_chevres.jpg  

- à la périphérie de ce village, nous avons fait un tour dans le camps de bédouins : enclos, huttes en branches de palmiers, puits…Hélas il était vide car les bédouins l’hiver sont pécheurs. Ils y reviennent l’été pour l ‘entretien des troupeaux

Habitations de bedouins

- enfin il a voulu nous montrer l’ex-ferme de son père : nous avons apprécié l’hospitalité de la famille et dans la magnifique pièce de  réunion, nous avons dégusté, assis sur les coussins, café et fruits. Nous avons aussi été admirer l’ancienne maison en ruine, construite en briques de terre il y a deux siècles.

vielle_maison3.jpg

Après 1H30 de route dans le Wadi …dominé par le djebel, nous arrivons à  NIZWA. La ville nous apparaît comme une  énorme oasis au pied du jebel Akhdar qui culmine tout prés à 3000m. Tout de suite nous apercevons le fort qui s’élève légèrement au-dessus de la palmeraie. Cest le début d’après-midi, les routes sont calmes et le souk vaste et tout neuf ferme ses portes. Nous ne pouvons qu’accéder aux boutiques de souvenirs. Nous apprenons que Nizwa est une très ancienne ville qui attire aujourd’hui les touristes. Du souk, nous grimpons légèrement à travers de petites ruelles jusqu’au fort datant du 17ième. Forteresse ocre rose pimpant, en cours de restauration, avec une vaste tour ronde (50m de diamètre !) . Nous visitons les différentes pièces  plus ou moins encore en travaux : nous retenons une magnifique salle de bain, avec dérivations d’eau permettant lavabo, bain ; les salles de réunion avec leur rangée de cousins le long des murs, extrêmement claires et conviviales ; outils et meubles anciens. Nous montons sur le chemin de ronde circulaire de l’énorme tour. De là, nous avons une vue panoramique magnifique.

Nous ne sommes pas si haut  et c’est l’étendue du vert des palmes qui nous frappe. Nous avons du mal à cerner la ville cachée dans cette immense forêt. Au pied du fort, la mosquée dresse son minaret et son magnifique bulbe orné de céramique bleue

Au loin  le djebel Akhdar, aride, terreux et rocheux se déroule devant nous à 180°. Les suites de crêtes bleutées qui semblent reposer sur le lit de brume des vallées, défilent à perte de vue. Nous retrouvons nos paysages préférés alpins ou cévenols.

Nizwa est très ancien et fut une capitale de l’Oman au 6ième et 7ième siècle. Nizwa se convertit à l’islam à cette époque. Un ancien fort datant du 9 ième siècle était à l’emplacement du fort actuel. La fabrication de bijoux traditionnels en argent ont fait la célébrité de Nizwa mais les Omanaises, aujourd’hui préfèrent l’or. La palmeraie est alimentée par les eaux du Wadi et les eaux prolifiques du falaj Daris.Les afalaj, superbes réseaux omanais d’irrigation, ont été classés en 2006 au patrimoine mondial (cf ci-dessous). Ils permettent aux paysans de cultiver sur des minuscules terrasses à l’ombre des palmiers, plantés du haut en bas de la montagne. Les palmiers produisent des dattes entre autres, vendues pour les animaux dans des sacs de toile de jute de 50kgs, tous dégoulinants.

En 1990, la ville a été rénovée : le souk, le fort, le réseau routier…Une autoroute relie maintenant Nizwa à Muscat.. Un collège agricole, et un institut de langues ont été construits.

Philippe et Catherine Dubois, De notre séjour d’une semaine (01/08) en terre et mer d’Oman, dont  2 jours de navigation de Muscat à Sur en compagnie du joyeux et bien sympathique équipage de Nizwa.

 

Note sur les systemes d’irrigation

Le 23 février 2008 par Equipage

falaj.jpg

Notes :Falaj (aflaj au pluriel), système d’irrigation et organisation communautaire.

Ces aflaj furent apportés par les Perses qui restèrent 1200 ans en Oman et partirent à l’arrivée de l’Islam. 3 000 systèmes d’irrigation sont  encore en activité dans le massif de l’Hajar. La construction la plus ancienne pourrait remonter aux environs de 500 après J.C., mais des preuves archéologiques récentes suggère que les systèmes d’irrigation existaient dans la région dès 2 500 av. J.-C. Ce système d’irrigation conduit l’eau des sources souterraines, par gravité, sur des kilomètres pour alimenter l’agriculture et les peuplements permanents. La gestion et le partage équitable et efficace de l’eau dans les villages et les villes sont toujours sous-tendus par des notions de dépendance mutuelle et de collectivité, et guidés par des observations astronomiques. De nombreuses tours de guet construites pour défendre les systèmes d’adduction d’eau sont intégrées au site. Elles reflètent la dépendance des communautés aux aflaj.

Menacé par la baisse du niveau des eaux souterraines, l’aflaj représente une forme d’occupation des sols exceptionnellement bien conservée.

Cet ancien système d’irrigation (Oman) figure parmi les 10 nouveaux sites de la Liste du patrimoine mondial (Juillet 2006)

En lien avec l’aventure depuis les écoles françaises

Le 14 janvier 2008 par Jocelyn

Les premiers échanges ont eu lieu par e-mail.

Nous devons nous organiser à bord pour y répondre. Un dossier pédagogique sur plusieurs thématiques en lien avec Nizwa est en cours de rédaction avec les professeurs associés des écoles primaires de Montreuil, de Sanary et de Saint Raphael.

Projet pédagogique avec une école de Sanary Sur mer

Le 21 novembre 2007 par helene

Je suis allée à Sanary aujourd’hui, réunion avec Serge Sourd le Capitaine du port, l’adjoint au maire, une institutrice et une chargee de l’éducation sportive : le projet sera donc suivi par une classe de 26 enfants de CM2 (10 ans) de l’Ecole de la Vernette, école publique. Elle doit monter son projet pedagogique pour orienter les échanges avec vous en mer, il y a beaucoup de sujets qui peuvent en effet etre abordés…

Nous avons discuté d’échanges email texte et photo et une conversation téléphonique toutes les 2 semaines environ. Les enfants écrirons à l’équipage tout les mardi et l’équipage du boutre répondera lorsqu’il aura le temps. Les fautes d’orthographes sont tolerées dans vos écrits ;0)