Un blog utilisant WordPress

Merci a notre marine nationale

Le 24 avril 2008 par Equipage

Nous remercions le CNVOI, departement de notre marine nationale basee a Djibouti, sous le commandement du chef d’etat major le commandant Jean Louis Lozier. Le CNVOI nous a assure notre securite dans le Golf d’Aden et en mer Rouge en prodigant des conseils et en gardant un contact regulier avec Nizwa.

Ci-dessous un message recent recu du Commandant.

” Merci de votre mail, et heureux de votre arrivée à bon port à Hurghada. Le Var et l’état-major Alindien sommes passés à Port Safaga fin février, et j’ai  à cette occasion rendu visite au gouverneur de la région à Hurghada. 

Vous pouvez bien sûr mettre un mot sur votre site internet sur Alindien. Vous pouvez également faire connaître nos coordonnées à d’autres plaisanciers français, sachant qu’à l’heure actuelle, notre recommandantion envers les bâtiments à faible vitesse (inférieure à 15 nds) et de faible franc bord est d’éviter le golfe d’Aden, et c’est la recommandation que nous vous aurions faite si vous étiez partis maintenant. Vous avez choisi le bon créneau !  En effet, suite à l’augmentation du nombre d’actes de piraterie (3 avant hier au large de la Somalie, dont deux dans le golfe d’Aden), et à l’affaire du Ponant, dans laquelle notre état-major a été en première ligne (ainsi que le Var qui était au coeur de l’opération), nous souhaitons absolument éviter tout risque de capture d’otages français. L’heureuse conclusion de l’affaire Ponant ne doit pas inciter à diminuer la vigilance, bien au contraire!

Content de savoir que vous avez été bien reçus aux Hanish, ce qui ne me surprend pas connaissant les yéménites, et au Soudan.

Capitaine de vaisseau Jean Louis Lozier

Chef d’état-major Alindien”

Retour d’expérience de notre navigation à bord de Nizwa

Le 24 avril 2008 par admin

Nous avons vécu, à bord de NIZWA, les deux dernières semaines de son périple qui l’a mené d’Ajman aux Emirats Arabes Unis, à Hurghada sur la côte égyptienne à l’entrée du golfe de Suez.
De Port Ghalib à Safaga, nous avons dû faire face à un vent du Nord soutenu, formant une houle qui nous a un peu secoué, mais qui nous a permis de constater le bon comportement de NIZWA.
Bien sûr, nous avons été un peu déçus de n’avoir pu poursuivre le voyage jusqu’au canal de Suez, mais nous comprenons et approuvons totalement la décision du capitaine Jocelyn de laisser Nizwa en stand-by dans un endroit sûr, la marina d’Hurghada.
Si nous avons été un peu frustrés sur le plan navigation, nous nous réjouissons d’avoir vécu cette expérience unique avec Joce, Simon, Vincent, Juliette, Hélène et le petit mousse Mael.
Nous garderons le souvenir de ces moments passés ensemble, de ces déjeuners ou ces dîners sur le pont, ou dans la timonerie.
Nous garderons le souvenir de ce « tazar » péché à la traîne, admirablement préparé à la tahitienne par Simon.
Nous garderons le souvenir de ces bons moments passés ensemble au restaurant thaï de la marina d’Hurghada.

Joce et Hélène, vous avez su analyser les problèmes et les insuffisances liées à un tel projet. Forts de cette expérience nous savons que vous saurez rebondir positivement en cadrant un peu plus rigoureusement le voyage qui amènera NIZWA en France avec un nouvel équipage.
Votre motivation est restée intacte et la pause de NIZWA à Hurghada n’est pas ressentie comme un échec. Nous restons derrière vous et nous demandons à tous, partenaires et membres de l’association de continuer à vous accorder leur confiance, vous le méritez.
NIZWA I est terminé, vive NIZWA II.

Annick et Joël

Joël et Annick en Egypte sur Nizwa

Réaction de IEC Telecom

Le 24 avril 2008 par Equipage

Tout d’abord nous sommes tous très fiers de vous et de ce que vous avez fait à ce jour. Bravo ! sans en avoir parlé avec Dominique pour l’instant, nous restons à vos côtés le temps que vous preniez une décision définitive. Si vous arrêtez quelques temps, nous vous attendrons. Si vous repartez nous repartons aussi. 

Erwan EMILIAN

Responsable Dévelopment / Business Development

Pause à Hurghada

Le 23 avril 2008 par Jocelyn

Nous venons de décider de laisser Nizwa temporairement au repos dans la marina de Hurghada en Egypte.

Grâce aux leçons apprises le long des 3000 milles parcourus jusqu’à ce jour, nous pensons qu’une navigation en été pour la méditerranée serait plus raisonnable. Ajouté à ceci le gréement qui a quelque peu souffert, principalement les voiles qui nécessitent du temps et un budget. Enfin et principalement, la réflexion sur la poursuite du projet s’est engagée par rapport à l’équipage : il est primordial que l’ensemble des équipiers soient motivés et naviguent avec un objectif commun.

Nizwa est un bateau nécessitant une grande attention lors des manœuvres. Je considère en tant que capitaine que chacun doit être vigilant et concentré sur ses actions, bref avoir comme l’on dit souvent la tête froide.

Lors du lancement du projet « Nizwa dans le secrets de la mer rouge », la description était relativement simple : convoyer un boutre un France, une aventure maritime sans précédant, en suivant comme fil directeur en mer Rouge les traces de Henry de Monfreid. Une belle opportunité puisque Nizwa, grâce à son faible tirant d’eau et sa construction robuste pouvait se permettre de fréquenter des endroits décrits par notre célèbre aventurier.

Lors du déroulement de cette navigation, l’aspect humain a démontré combien vivre dans un espace réduit 24h/24h peut être un challenge, un équilibre fragile. Ajoutez a cela un gréement difficile à manier, très demandant. Les intérêts réels de chacun vis-à-vis du projet se sont naturellement affirmés.

Notre déception est grande et nous sommes désolés pour les enfants, nos partenaires et nos adhérents qui nous suivent et nous encouragent depuis le départ. C’est aussi une grande déception de ne pouvoir être présent à la grande fête « Les Voiles Latines de St Tropez »  le 23 Mai prochain. Mais ceci est une bonne opportunité pour apprendre de cette première aventure et reprendre un bon souffle pour mieux préparer l’avenir. Nous sommes bien sur toujours motivés pour ramener Nizwa en France !

Pour cette seconde phase, nous développerons plus clairement les objectifs du projet afin de s’assurer que chaque équipier navigue avec une motivation partagée. Nous définirons mieux l’équilibre entre les choix de navigation et les intérêts touristiques des mouillages. Enfin, nous prendrons le temps de recruter une nouvelle équipe.

Nous remercions nos partenaires qui nous ont accompagnés et soutenus le long de cette aventure. Merci beaucoup à IEC Telecom qui a déjà confirmé être à nos cotés pour la deuxième phase.
Nous profitons de ce communiqué pour lancer un appel de partenariat concernant le conseil et la fabrication de nouvelles voiles.

Nous continuerons régulièrement de vous tenir informe des suites de l’aventure.

Amicalement

Hélène et Jocelyn
Association Un Boutre Nomme Nizwa

Nizwa en Egypte

Le 15 avril 2008 par Equipage

Depuis nos dernières nouvelles du Soudan, nous avons fait route vers l’Egypte.

Première escale a Port Ghalib, une ancienne marsa nommée jadis Marsa Mubarak dans laquelle Henry de Monfreid y jeta l’ancre. Visualisez les mouillages et escale réalisés sur les traces de Monfreid

Depuis quelques années maintenant cette marsa prend des allures de Port Grimaud : une marina se construit avec de nombreux hôtel et centres de plongée. Cette escale fut une opportunité pour accueillir de nouveaux équipiers, Hélène et petit Maël ainsi que les parents du capitaine.

La navigation a continué vers le nord malgré des vents toujours contraires et une houle assez forte jusqu’à Safaga. Une partie de l’équipage en a profiter pour visiter la vallée des Rois et Louxor.

Fini les mouillages isolés, nous constatons que la cote égyptienne se développe massivement pour l’industrie du tourisme. De nombreux travaux de complexes hôteliers sont en cours, notamment autour de notre mouillage de ce soir, dans la marsa Abu Makhadiq (proche de Hurghada).

Nous avons reçu jusqu’à ce jour un bon accueil des égyptiens.

Moussaillon Mael  Port Ghlaib

Nouvelles de Marsa Umbeila - Soudan

Le 5 avril 2008 par Equipage

7-visite_dun_dugong_a_marsa_umbeila.jpg6-marsa_umbeila.jpg5-abris_dans_la_tempete.jpg4-coraux_sous_le_bateau.jpg3-le_nez_sur_le_sable.jpg2-mouillage_a_terre_hamsiat.jpg1-arrivee_a_marsa_hamsiat.jpg

Les cartes et instructions nautiques différencient « khor » et « Marsa », nous n’avons pas réussi à déceler la différence. Ce sont toutes des criques extraordinaires tant par leur beauté que par l’abri qu’elles offrent. L’eau y est aussi calme que dans un étang alors qu’à quelques encablures, la houle éclate sur les récifs.

Nous sommes ce soir dans la marsa la plus au nord du Soudan, Marsa Umbeila. Nizwa est en effet à quelques milles de la frontière Soudano-Egyptienne. Nous avons eu la visite d’une tortue et d’un mammifère marin en voie de disparition : Un Dugong. Cet animal est végétarien et Marsa Umbeila offre la particularité rare d’être tapissée d’algues dans ses fonds, à l’inverse des autres marsas où règne le corail.

Nous avons mouillé ici par un vent de 30-35 nœuds de nord, nous attendons une accalmie annoncée demain pour effectuer une longue navigation vers le Nord. Toute la zone frontalière nommé Foul Bay (env 100 milles) est sensible – Il est déconseillé de s’y arrêter.

Bientôt une autre épreuve nous attend, le fameux backsheesh qui règle beaucoup les échanges en Egypte. Nous espérons que le développement des activités de plongée avec tous ses hotels et bateaux charters ne réduira pas trop nos possibilitées de mouillage dans les marsa et autres récifs coralliens. Inchallah !

Nouvelles de Marsa Halaka

Le 1 avril 2008 par Equipage

nizwa_a_khor_shinab.jpgkhor_shinab_vincent.jpgkhor_shinab_-_simon.jpgkhor_shinab_-_quoin_hill.jpgkhor_shinab_-_marsa.jpgkhor_shinab_-_paletuvier.jpgkhor_shinab_-_ju.jpgkhor_shinab_-_au_boulot_.jpgmarsa_halaka_-_campement_militaire.jpg

Nous avons réussi à atteindre Khor Shinab à la voile la Marsa la plus au sud des Marsa du Soudan.

Vers midi, nous avons pénétré dans cette longue crique (3 milles), en serpentant au gré de ses lacets, bordés de coraux. Nous avons mouillé au fond dans une vaste baie peu profonde. Le vent du nord s’est ensuite mis à souffler avec violence.

Une marche à terre sur un massif nous a permis de dominer cette crique. Nous avons observé la baie des sources. Il parait que c’est cette eau douce, se déversant dans la marsa, qui limite le développement du corail – Sinon la crique serait un platier complet ou l’on ne pourrait pas rentrer en bateau.

Aujourd’hui nous avons essayé de faire route nord malgré un fort vent contraire – Il y a des Marsa tout les 5 milles environ qui nous permettent de s’abriter si nécessaire. Des militaires nous ont contraints à rejoindre leur camp dans la Marsa Halaka, ou nous nous trouvons ce soir. L’état de la mer ne leur permettait pas de monter à bord. Nous avons mouillé sur une langue de sable en face du camp militaire, ancre portée à terre et avec l’étrave du bateau sur la plage tombante. Le vent ayant forcit jusqu’à 35 nœuds. Les militaires sont ensuite montés à bord pour vérifier nos papiers, une excuse pour voir le bateau et justifier leur curiosité. Ils regardaient les passeports à l’envers !

Nous prévoyons de partir à l’aube demain, lorsque le vent est encore assez calme (c’est le cas la nuit et tôt le matin) pour faire le plus de route nord puis nous nous abriterons a nouveau dans une autre Marsa. La météo annonce à ce jour une baisse du vent de Nord Jeudi prochain, nous planifions d’en profiter pour faire un saut de 120 milles et atteindre Bérénice en Egypte. Après les Marsa que nous voyons ces jours ci, Il y aura en effet peu de mouillage pour s’abriter si le vent forcit jusqu’à Bérénice. Il est aussi conseillé d’éviter dans la mesure du possible de mouiller près de la frontière Soudan/Egypte.

Le 30 mars 2008 par Equipage

quita_el_banna2.JPGqita_el_banna.jpgqita_el_banna1.JPG

Depuis Shaab Rumi, nous avions prévu de faire route vers les Marsa du Nord du Soudan. Un vent de Nord et une houle assez forte nous ont contraints de nous abriter dans deux mouillages : Marsa Arakiyai ainsi que Juzur Telat. Nous avons eu quelques difficultés pour quitter la Marsa Arakiyai car notre ancre était bien prisonnière dans un bloc de corail…

Le vent ayant faibli, nous avons repris notre route, en profitant de ces bonnes conditions pour s’arrêter sur quelques récifs coralliens : Qita el Banna et Angaroch. Ces récifs sont très surprenant, ils surgissent au milieu de fonds de 300 a 400m et regorgent de vie sous marine, notamment de requins marteaux…La présence de ceux-ci est angoissante et nous impose quelques mesures de sécurité, la richesse des fonds est absolument splendide. Il parait que ces îles sont des mecques de la plongée – mais uniquement accessible par mer calme.
Ce soir nous sommes par le travers du Cap Abu Shagrab. Nous naviguons sous voiles pour atteindre demain matin dimanche 30 mars la Marsa Shinab, 30milles au sud de la frontière Egyptienne. Nous profitons d’un bref souffle du Sud Est, rare dans ce secteur

Nouvelles de Suwakin

Le 26 mars 2008 par Equipage

vincent_negocie_lavitaillement.jpgvieille_ville_suwakim_-_mosquee.jpgvieille_ville_suwakim.jpgruine_de_la_ville.jpgrue_de_la_nouvelle_ville.jpgpecheur.jpgvieille_ville.jpgNizwa devant la vieille villeElargissement du passage et destruction des corauxboutres.jpg

Arrivés dans ce petit port, notre surprise est grande de voir l’étroit petit chenal dessiné sur la carte, transformé en énorme chantier.. la surprise de Simon, venu ici il y a 10 ans, est visible. Nous constatons les ravages fait au corail. Le chantier est financé et réalisé par des chinois et des malaisiens,  attirés ici par le pétrole… !

Le chantier, moderne et de grande envergure, contraste avec le vieux Suwakin, situé au fond de l’anse.

Nous apprenons la veille de notre arrivée la diffusion sur Thalassa d’une émission sur les tentatives de restauration de la vieille ville, entièrement construite en pierres de corail. Apres a peine 80 ans d’abandon, la vieille ville est un champ de ruines, ou ne subsiste que quelques façades, et les mosquées, elles, parfaitement entretenues !

On a peine a imaginer la beauté que devaient avoir ces demeures au bord de l’eau, dans les années 1900 a son apogée. Peu de temps aura suffit pour que cette ville fragile datant du 15-18ieme s’écroule.

La ville semble hors du temps, l’escale est très dépaysante. Nous trouvons les soudanais dans la rue cordiaux et aimables. Suwakin respire la nostalgie, mais nous semble vraiment sur sa fin. On a du mal à faire cohabiter la vision de cette ville fantôme, et le projet du nouveau port !

Nous nous demandons comment cela pourra-t-il évoluer d’ici quelques années ?

En quittant notre mouillage au lever du soleil, nous nous échouons dans la petite passe, malgré le faible tirant d’eau de Nizwa. Nous réussissons à nous dégager grâce à notre annexe qui nous aide a faire pivoter Nizwa.

Pas de dégâts, l’aventure continue vers Sanganeb, un phare au large de Port soudan situe sur un récif ou parait il nous devrions voir beaucoup de requins…Ce sera notre prochain mouillage

Nouvelles de Tala Tala Saquir

Le 21 mars 2008 par Equipage

vincent-a-tala-tala-saquir.JPGrecif-coralien-de-dhanab-al-qirsh.jpgpoisson-papillon.JPGpoisson-clown.JPGjuliette-a-tala-tala-saquir.JPGiles-harorayeet.jpgile-tala-tala-saquir.jpgbenitier-bleu-et-anemone.JPG

Apres avoir quitté le Khor Nowarat, nous avons effectué un premier mouillage a l’île Tala Tala Saquir. Nous avons aujourd’hui jeté l’ancre dans l’anse d’un récif corallien nommé Dhanab al Qirsh. Ce récif est situé en pleine mer, mais totalement immergé. En effet les coraux sont à fleur d’eau, ils nous protégent de la houle.

 Nous sommes passé près d’un chapelet d’îles nommé Harrayeet mais il n’était pas possible de mouiller en sécurité. Nous avons effectué au cours de ces deux derniers mouillages des plongées en apnée magnifiques. Nous en avons profité pour prendre quelques clichés.
Demain, nous ferons route vers Suwakim, cet ancien port d’esclave Soudanais, avec sa vieille ville construite de coraux. Nous avons d’ailleurs appris qu’il y a un reportage a propos de cette cité ce soir à Thalassa