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De Mocka aux iles Hanish.

Le 4 mars 2008 par Equipage

vergue_cassee.jpgvuergue_cassee_2.jpgca_tourne.jpgmocka_market.jpgmockat_-_marche_de_quat.jpgMockamocka.jpgmer_agitee_2.jpgmer_agitee.jpg

Nous avons quitte le mouillage de Mocka au lever du jour. Le vent étant établi toujours a 25 nœuds.

Je souhaitais rallier la petite île au sud de l’archipel Hanish, appelee Yusul afin de naviguer ensuite, abrite de la houle, sur des traces de HDM. Compte tenu du vent et de la forte houle par le travers, j’ai décide d’abattre afin que le gréement souffre moins et de faire route vers le nord de l’ile Hanish Kubra.

Le bateau ce comportait mieux mais étaient toujours très ardent sous grand voile uniquement. Nous faisions du 7 nœud sans border trop la voile afin de la preserver.

Soudainement l’écoute ceda sous les efforts et probablement du a un raggage dans une poulie de renvoi. La voile s’est mise a fasseyer et j’ai decide de remonter au vent afin de rabattre la voile sur le pont pour changer d’ecoute et la renvoyer. Malheureusement sous l’effet de la houle le vent a pris la voile a contre et la vergue n’a pas supporte l’effort important et a plie.

Nous avons réussi a gagner notre mouillage avec cette vergue pliee en deux, afin d’affaler  dans de meilleures conditions. Par chance la voile ne s’est pas dechiree.

Les Iles Hanish sont fantastiques. Dégradé de roche volcaniques et de sable de divers couleur avec des plages de sable blanc (corail broyé par les poissons perroquets).

Bab El Mandeb !

Le 29 février 2008 par Equipage

Nous sommes partis donc comme prevu la nuit derniere de Obock a minuit. Nous avons mouille au lever du jour sur l’une des iles de l’archipel des sept freres – Connu des plongeurs. Nous avons eu de la chance car tous les éléments étaient réunis pour faire ce mouillage, rarement possible a cause de la mer. Nous en avons profite pour prendre trois carangues, excellentes ! Nous sommes repartis sous voiles vers le mouillage de Dumeira qui se situe à la frontière de l’erithree et de Djibouti. Nous avons passe le Bab el Mandeb ! Le mouillage de Dumera est assez curieux car c’est un abris sous une ile et la frontiere partage cette ile en deux… mais les militaires Erithreens ne nous ont pas autorises a mouiller. Nous sommes donc repartis toujours sous voile bien sur en direction de Mocka au Yemen, que nous devrions atteindre vers minuit ce soir. Il y a en ce moment un vent de 25kt de Sud Est. Demain nous devrions restons rester la journee a Mocka et naviguer ensuite Vendredi vers les Iles Hanish.

Sur la ville de Nizwa en Oman…

Le 23 février 2008 par Equipage

mosqueeni.jpgfemmesaux.jpgchameau.jpgpanonizwafort.jpgLa ville Nizwa

Notre visite à Nizwa, ville mythique pour nous car elle a donné le nom au bateau de Jocelyn,  fut organisée par notre ami omanais Ajmed, qui en a profité pour  nous faire passer par le village de Sanawo. Plusieurs raisons à cela : -le matin des 6H il se tient un grand marché aux bestiaux, typique. Nous y avons vu entre autres  des jolies chèvres,   et des chameaux…. Attirés par des cris, nous avons assisté à la montée forcée dans le pick up d’un chameau, pattes liées,  rendu furieux et blatérant à tous crins. enfants_aux_chevres.jpgenfants_aux_chevres.jpgenfants_aux_chevres.jpg  

- à la périphérie de ce village, nous avons fait un tour dans le camps de bédouins : enclos, huttes en branches de palmiers, puits…Hélas il était vide car les bédouins l’hiver sont pécheurs. Ils y reviennent l’été pour l ‘entretien des troupeaux

Habitations de bedouins

- enfin il a voulu nous montrer l’ex-ferme de son père : nous avons apprécié l’hospitalité de la famille et dans la magnifique pièce de  réunion, nous avons dégusté, assis sur les coussins, café et fruits. Nous avons aussi été admirer l’ancienne maison en ruine, construite en briques de terre il y a deux siècles.

vielle_maison3.jpg

Après 1H30 de route dans le Wadi …dominé par le djebel, nous arrivons à  NIZWA. La ville nous apparaît comme une  énorme oasis au pied du jebel Akhdar qui culmine tout prés à 3000m. Tout de suite nous apercevons le fort qui s’élève légèrement au-dessus de la palmeraie. Cest le début d’après-midi, les routes sont calmes et le souk vaste et tout neuf ferme ses portes. Nous ne pouvons qu’accéder aux boutiques de souvenirs. Nous apprenons que Nizwa est une très ancienne ville qui attire aujourd’hui les touristes. Du souk, nous grimpons légèrement à travers de petites ruelles jusqu’au fort datant du 17ième. Forteresse ocre rose pimpant, en cours de restauration, avec une vaste tour ronde (50m de diamètre !) . Nous visitons les différentes pièces  plus ou moins encore en travaux : nous retenons une magnifique salle de bain, avec dérivations d’eau permettant lavabo, bain ; les salles de réunion avec leur rangée de cousins le long des murs, extrêmement claires et conviviales ; outils et meubles anciens. Nous montons sur le chemin de ronde circulaire de l’énorme tour. De là, nous avons une vue panoramique magnifique.

Nous ne sommes pas si haut  et c’est l’étendue du vert des palmes qui nous frappe. Nous avons du mal à cerner la ville cachée dans cette immense forêt. Au pied du fort, la mosquée dresse son minaret et son magnifique bulbe orné de céramique bleue

Au loin  le djebel Akhdar, aride, terreux et rocheux se déroule devant nous à 180°. Les suites de crêtes bleutées qui semblent reposer sur le lit de brume des vallées, défilent à perte de vue. Nous retrouvons nos paysages préférés alpins ou cévenols.

Nizwa est très ancien et fut une capitale de l’Oman au 6ième et 7ième siècle. Nizwa se convertit à l’islam à cette époque. Un ancien fort datant du 9 ième siècle était à l’emplacement du fort actuel. La fabrication de bijoux traditionnels en argent ont fait la célébrité de Nizwa mais les Omanaises, aujourd’hui préfèrent l’or. La palmeraie est alimentée par les eaux du Wadi et les eaux prolifiques du falaj Daris.Les afalaj, superbes réseaux omanais d’irrigation, ont été classés en 2006 au patrimoine mondial (cf ci-dessous). Ils permettent aux paysans de cultiver sur des minuscules terrasses à l’ombre des palmiers, plantés du haut en bas de la montagne. Les palmiers produisent des dattes entre autres, vendues pour les animaux dans des sacs de toile de jute de 50kgs, tous dégoulinants.

En 1990, la ville a été rénovée : le souk, le fort, le réseau routier…Une autoroute relie maintenant Nizwa à Muscat.. Un collège agricole, et un institut de langues ont été construits.

Philippe et Catherine Dubois, De notre séjour d’une semaine (01/08) en terre et mer d’Oman, dont  2 jours de navigation de Muscat à Sur en compagnie du joyeux et bien sympathique équipage de Nizwa.

 

Note sur les systemes d’irrigation

Le 23 février 2008 par Equipage

falaj.jpg

Notes :Falaj (aflaj au pluriel), système d’irrigation et organisation communautaire.

Ces aflaj furent apportés par les Perses qui restèrent 1200 ans en Oman et partirent à l’arrivée de l’Islam. 3 000 systèmes d’irrigation sont  encore en activité dans le massif de l’Hajar. La construction la plus ancienne pourrait remonter aux environs de 500 après J.C., mais des preuves archéologiques récentes suggère que les systèmes d’irrigation existaient dans la région dès 2 500 av. J.-C. Ce système d’irrigation conduit l’eau des sources souterraines, par gravité, sur des kilomètres pour alimenter l’agriculture et les peuplements permanents. La gestion et le partage équitable et efficace de l’eau dans les villages et les villes sont toujours sous-tendus par des notions de dépendance mutuelle et de collectivité, et guidés par des observations astronomiques. De nombreuses tours de guet construites pour défendre les systèmes d’adduction d’eau sont intégrées au site. Elles reflètent la dépendance des communautés aux aflaj.

Menacé par la baisse du niveau des eaux souterraines, l’aflaj représente une forme d’occupation des sols exceptionnellement bien conservée.

Cet ancien système d’irrigation (Oman) figure parmi les 10 nouveaux sites de la Liste du patrimoine mondial (Juillet 2006)

Le documentaire sur Nizwa : accord signé

Le 14 janvier 2008 par Ronan

Je suis Vincent Dumesnil et je suis en charge de réaliser le documentaire sur notre expedition.

La societe Alif production, Catherine et Mohamed produisent le film et actuellement un accord de diffusion avec Planete Thalassa a été signé.
Le départ approche et comme les autres équipiers je suis dans l’impatience du départ avec en plus le désir de vous fairer vivre et partager “Les aventures de Nizwa”….
 
Vincent Dumesnil - Equiper et réalisateur