Le 27 mai 2008 par Equipage



Notre retour à Nice fut une opportunité pour retrouver les élèves de la classe de CE2 de l’école Les Tasses à St Raphaël et leur maîtresse Nathalie Gauthier. Ils nous ont reçus avec beaucoup d’enthousiasme, ce fut un vrai plaisir ! Nous garderons un très bon souvenir et nous les remercions de leur accueil. Nous avons abordé les raisons pour lesquelles Nizwa faisait une pause en Egypte : ce que fut l’aventure avec son lot de surprises, l’aspect humain á bord d’un navire et que parfois il faut prendre des décisions difficiles mais réfléchies pour la sécurité de tous. Avec le support de cartes et de photographies, nous avons aussi abordé la géographie, la navigation et l’état de la mer Rouge. Des vues de la mer et sous l’eau ont été montrées afin de montrer que la mer Rouge regorge de vie mais aussi qu’elle est fragile.
Ce fut intéressant de répondre aux dizaines de questions pertinentes qui ont été posées.
Mais l’aventure fait seulement une pause et nous tiendrons les écoliers informés de la suite. Notre blog sera mis á jour régulièrement.
A bientôt donc !
Hélène et Jocelyn
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Le 24 avril 2008 par Equipage
Nous remercions le CNVOI, departement de notre marine nationale basee a Djibouti, sous le commandement du chef d’etat major le commandant Jean Louis Lozier. Le CNVOI nous a assure notre securite dans le Golf d’Aden et en mer Rouge en prodigant des conseils et en gardant un contact regulier avec Nizwa.
Ci-dessous un message recent recu du Commandant.
” Merci de votre mail, et heureux de votre arrivée à bon port à Hurghada. Le Var et l’état-major Alindien sommes passés à Port Safaga fin février, et j’ai à cette occasion rendu visite au gouverneur de la région à Hurghada.
Vous pouvez bien sûr mettre un mot sur votre site internet sur Alindien. Vous pouvez également faire connaître nos coordonnées à d’autres plaisanciers français, sachant qu’à l’heure actuelle, notre recommandantion envers les bâtiments à faible vitesse (inférieure à 15 nds) et de faible franc bord est d’éviter le golfe d’Aden, et c’est la recommandation que nous vous aurions faite si vous étiez partis maintenant. Vous avez choisi le bon créneau ! En effet, suite à l’augmentation du nombre d’actes de piraterie (3 avant hier au large de la Somalie, dont deux dans le golfe d’Aden), et à l’affaire du Ponant, dans laquelle notre état-major a été en première ligne (ainsi que le Var qui était au coeur de l’opération), nous souhaitons absolument éviter tout risque de capture d’otages français. L’heureuse conclusion de l’affaire Ponant ne doit pas inciter à diminuer la vigilance, bien au contraire!
Content de savoir que vous avez été bien reçus aux Hanish, ce qui ne me surprend pas connaissant les yéménites, et au Soudan.
Capitaine de vaisseau Jean Louis Lozier
Chef d’état-major Alindien”
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Le 24 avril 2008 par admin
Nous avons vécu, à bord de NIZWA, les deux dernières semaines de son périple qui l’a mené d’Ajman aux Emirats Arabes Unis, à Hurghada sur la côte égyptienne à l’entrée du golfe de Suez.
De Port Ghalib à Safaga, nous avons dû faire face à un vent du Nord soutenu, formant une houle qui nous a un peu secoué, mais qui nous a permis de constater le bon comportement de NIZWA.
Bien sûr, nous avons été un peu déçus de n’avoir pu poursuivre le voyage jusqu’au canal de Suez, mais nous comprenons et approuvons totalement la décision du capitaine Jocelyn de laisser Nizwa en stand-by dans un endroit sûr, la marina d’Hurghada.
Si nous avons été un peu frustrés sur le plan navigation, nous nous réjouissons d’avoir vécu cette expérience unique avec Joce, Simon, Vincent, Juliette, Hélène et le petit mousse Mael.
Nous garderons le souvenir de ces moments passés ensemble, de ces déjeuners ou ces dîners sur le pont, ou dans la timonerie.
Nous garderons le souvenir de ce « tazar » péché à la traîne, admirablement préparé à la tahitienne par Simon.
Nous garderons le souvenir de ces bons moments passés ensemble au restaurant thaï de la marina d’Hurghada.
Joce et Hélène, vous avez su analyser les problèmes et les insuffisances liées à un tel projet. Forts de cette expérience nous savons que vous saurez rebondir positivement en cadrant un peu plus rigoureusement le voyage qui amènera NIZWA en France avec un nouvel équipage.
Votre motivation est restée intacte et la pause de NIZWA à Hurghada n’est pas ressentie comme un échec. Nous restons derrière vous et nous demandons à tous, partenaires et membres de l’association de continuer à vous accorder leur confiance, vous le méritez.
NIZWA I est terminé, vive NIZWA II.
Annick et Joël

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Le 24 avril 2008 par Equipage
Tout d’abord nous sommes tous très fiers de vous et de ce que vous avez fait à ce jour. Bravo ! sans en avoir parlé avec Dominique pour l’instant, nous restons à vos côtés le temps que vous preniez une décision définitive. Si vous arrêtez quelques temps, nous vous attendrons. Si vous repartez nous repartons aussi.
Erwan EMILIAN
Responsable Dévelopment / Business Development
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Le 24 avril 2008 par Equipage
Message de Juliette Vivier
Le projet Nizwa a été une expérience forte pour nous tous.Nous avons vécu quelque chose d’unique, même si elle n’a pas correspondu aux attentes de tous, et a engendré des déceptions pour chacun…
Le projet ne s’est évidemment pas passé comme chacun l’avait rêvé, la navigation en mer, longue, et à plusieurs, a imposé sa réalité à tous, et révélé des désaccords (gestion du temps, de la météo, des choix de navigation, du quotidien).
Le bateau lui-même, taillé pour le portant, nous a dévoilé certaines qualités, mais aussi ses limites. Nous avons pu profiter, bon gré mal gré, de l’exception d’être en Mer Rouge, et l’expérience s’est avérée enrichissante, en particulier sur le plan humain, car c’est finalement le ciment de tout projet en équipe. Etre à l’écoute, assurer le bien-être et la confiance de tous pour permettre à l’équipage et au bateau d’avancer dans les meilleures conditions.
La suite des aventures de Nizwa reste donc à écrire : la Méditerranée va être une nouvelle page, différente en temps, en lieux et en équipage, et pleine sans aucun doute de surprises et de défis !
A suivre !
Message de Simon Moriniere
Naviguer plusieurs mois a bord de Nizwa est une expérience qui m’a procuré un immense plaisir avant tout et divers enseignements.
Sur le bateau lui-même j’ai découvert, hormis le fait que les manœuvres à la voile sont particulières et nécessitent un entraînement sérieux, combien un boutre traditionnel tel que celui-ci est adapté à un type précis de navigation: la carène et le gréement permettent de traverser, dans les deux sens mais vent de mousson toujours au portant, la Mer Arabique et l’Océan Indien. La longueur du bateau et les élancements de sa coque facilitent son passage sans souci dans la grande houle de ces eaux. Il en va différemment lorsqu’on désire gagner des milles contre un vent de face. Sacrifiant au progrès, Nizwa est heureusement équipé d’un moteur auxiliaire bien utile.
Quant à l’aventure maritime, je faisais ce parcours pour la deuxième fois de ma vie, en sens inverse de la première. La navigation dans le corail offre au marin des sentiments exacerbés : craintes, peurs, joies et jubilations sont au programme et sans restriction. Même si son littoral s’est logiquement développé depuis mon passage il y a dix ans, l’ensemble Golfe d’Aden – Golfe de Tadjoura et Mer Rouge reste un bassin de croisière ou l’on ne peut, la plupart du temps, compter que sur soi-même. La nature est encore souveraine dans la majorité des sites ou Nizwa a fait escale et les rencontres avec les populations ont toujours été riches en découvertes et en partages.
L’aventure humaine fut, comme c’est très fréquemment le cas lors d’une navigation au long cours, le point d’orgue de cette épopée. Partir a six est un défi difficile a relever même sur un grand navire de 22 mètres. Le projet ne peut progresser que si chacun contribue à la dynamique globale. Concilier les intérêts propres de chacun fut, pour le capitaine, une difficulté supplémentaire dans son aventure. L’équipage était hétéroclite et cette particularité en a fait toute sa valeur. Mélangez quelques amoureux de la mer d’horizons divers, quelques professionnels de l’image, une artiste et un passionné, initiateur du projet ; certain n’ayant jamais mis les pieds sur un bateau, d’autres n’ayant jamais quitté les cotes de vue, tous animés du même enthousiasme ; mettez-les a naviguer ensemble dans une zone réputée pour ses écueils divers et vous obtiendrez la recette d’une authentique aventure humaine.
Je sais d’ores et déjà que ce sera le meilleur souvenir de mon expérience à bord de Nizwa.
Message de Vincent Dumesnil
Nizwa est aux portes de la méditerranée, c’est ici que l’on perd les traces d’Henry de Monfreid dans les complexes hôteliers et les marinas du nord de l’Egypte. La mer rouge nous a dévoilé des lieux et des ambiances magnifiques, mais elle a aussi mis à l’épreuve le bateau et l’équipage.
Malheureusement les aventures de Nizwa prennent fin prématurément, car la confiance, la cohésion et les motivations de chacun se sont heurtées aux coups de butoir de la navigation en mer rouge, à la promiscuité de la vie a bord, qui exacerbe les différences de points de vue, et l’équilibre entre concessions et frustrations n’a pas été trouvé.
Je suis triste de ne pas aller plus loin en méditerranée mais heureux de m’être enrichi des expériences et des compétences de chacun au service de cette belle aventure maritime. Si je ne suis pas devenu un grand marin, j’ai découvert la mer, ses plaisirs et ses contraintes, la puissance des éléments et les limites d’un gréement traditionnel comme celui de Nizwa.
Mon plaisir de filmer a été immense. Chaque heures de navigation, chaque mouillages ont apporté leurs lots de personnages, de décors et de surprises. Le dialogue entre les écrits d’Henry de Monfreid, qui nous ont servi de guide, et les images que j ai captées est étonnant. Mon désir de bientôt vous faire partager ce butinage est grand et j’espère que vous aimerez les différentes ambiances que nous avons découvertes dans ce long périple de Dubai en Egypte.
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Le 23 avril 2008 par Jocelyn
Nous venons de décider de laisser Nizwa temporairement au repos dans la marina de Hurghada en Egypte.
Grâce aux leçons apprises le long des 3000 milles parcourus jusqu’à ce jour, nous pensons qu’une navigation en été pour la méditerranée serait plus raisonnable. Ajouté à ceci le gréement qui a quelque peu souffert, principalement les voiles qui nécessitent du temps et un budget. Enfin et principalement, la réflexion sur la poursuite du projet s’est engagée par rapport à l’équipage : il est primordial que l’ensemble des équipiers soient motivés et naviguent avec un objectif commun.
Nizwa est un bateau nécessitant une grande attention lors des manœuvres. Je considère en tant que capitaine que chacun doit être vigilant et concentré sur ses actions, bref avoir comme l’on dit souvent la tête froide.
Lors du lancement du projet « Nizwa dans le secrets de la mer rouge », la description était relativement simple : convoyer un boutre un France, une aventure maritime sans précédant, en suivant comme fil directeur en mer Rouge les traces de Henry de Monfreid. Une belle opportunité puisque Nizwa, grâce à son faible tirant d’eau et sa construction robuste pouvait se permettre de fréquenter des endroits décrits par notre célèbre aventurier.
Lors du déroulement de cette navigation, l’aspect humain a démontré combien vivre dans un espace réduit 24h/24h peut être un challenge, un équilibre fragile. Ajoutez a cela un gréement difficile à manier, très demandant. Les intérêts réels de chacun vis-à-vis du projet se sont naturellement affirmés.
Notre déception est grande et nous sommes désolés pour les enfants, nos partenaires et nos adhérents qui nous suivent et nous encouragent depuis le départ. C’est aussi une grande déception de ne pouvoir être présent à la grande fête « Les Voiles Latines de St Tropez » le 23 Mai prochain. Mais ceci est une bonne opportunité pour apprendre de cette première aventure et reprendre un bon souffle pour mieux préparer l’avenir. Nous sommes bien sur toujours motivés pour ramener Nizwa en France !
Pour cette seconde phase, nous développerons plus clairement les objectifs du projet afin de s’assurer que chaque équipier navigue avec une motivation partagée. Nous définirons mieux l’équilibre entre les choix de navigation et les intérêts touristiques des mouillages. Enfin, nous prendrons le temps de recruter une nouvelle équipe.
Nous remercions nos partenaires qui nous ont accompagnés et soutenus le long de cette aventure. Merci beaucoup à IEC Telecom qui a déjà confirmé être à nos cotés pour la deuxième phase.
Nous profitons de ce communiqué pour lancer un appel de partenariat concernant le conseil et la fabrication de nouvelles voiles.
Nous continuerons régulièrement de vous tenir informe des suites de l’aventure.
Amicalement
Hélène et Jocelyn
Association Un Boutre Nomme Nizwa
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Le 15 avril 2008 par Equipage
Depuis nos dernières nouvelles du Soudan, nous avons fait route vers l’Egypte.
Première escale a Port Ghalib, une ancienne marsa nommée jadis Marsa Mubarak dans laquelle Henry de Monfreid y jeta l’ancre. Visualisez les mouillages et escale réalisés sur les traces de Monfreid
Depuis quelques années maintenant cette marsa prend des allures de Port Grimaud : une marina se construit avec de nombreux hôtel et centres de plongée. Cette escale fut une opportunité pour accueillir de nouveaux équipiers, Hélène et petit Maël ainsi que les parents du capitaine.
La navigation a continué vers le nord malgré des vents toujours contraires et une houle assez forte jusqu’à Safaga. Une partie de l’équipage en a profiter pour visiter la vallée des Rois et Louxor.
Fini les mouillages isolés, nous constatons que la cote égyptienne se développe massivement pour l’industrie du tourisme. De nombreux travaux de complexes hôteliers sont en cours, notamment autour de notre mouillage de ce soir, dans la marsa Abu Makhadiq (proche de Hurghada).
Nous avons reçu jusqu’à ce jour un bon accueil des égyptiens.

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Le 6 avril 2008 par Equipage
Nouvellement en contact avec l’équipe a bord de Nizwa, la classe de CM2 de l’école des Anémones nous a envoyé des questions. Voici les réponses :
1- Pourquoi ce projet?
L’aventure de Nizwa est née d’une passion pour un défi. Redonner une nouvelle vie à un vieux bateau et redécouvrir des anciennes méthodes de navigation. Se lancer dans un tel projet est très enrichissant, c’est-à-dire que l’on apprend tout le long de cette aventure.
2- Comment faites vous quand il n’y a plus de vent?
Lorsqu’il n’y a pas de vent, soit nous attendons à l’abri avec notre ancre (on appelle ça un « mouillage »), soit nous utilisons le moteur. Nous avons en effet dans le bateau un moteur qui nous aide à pallier le manque de vent et facilite l’entrée dans les ports. C’est un élément important pour la sécurité.
3- Avez vous eu des complications?
Nous n’avons pas eu à ce jour de grosses complications. Nous avons quand même eu des petits problèmes qu’il a fallu surmonter : nous avons par exemple du recoudre des voiles déchirées par la tempête, ou des petits bobos, mais rien de grave pour l’instant. La navigation à bord d’un bateau est pleine d’imprévus !
4- Quelqu’un a été malade pendant le voyage?
Pour l’instant personne n’a été vraiment malade a bord. Le mal qui nous guette est surtout le mal…de mer ! En effet quand le bateau bouge beaucoup, et dans tous les sens, à cause du vent et des vagues, nous pouvons avoir la nausée et nous sentir mal.
Mais le risque principal à bord d’un bateau est plutôt de se blesser ou de tomber à l’eau que d’attraper une maladie : en mer, il y a très peu de microbes, car très peu de gens vivent dessus !
5- Comment faites vous pour les provisions?
Pour les provisions, nous avons acheté beaucoup de choses en avance juste avant notre départ d’Ajman, aux Emirats Arabes Unis. Nous avons donc des réserves de toutes sortes de choses que l’on peut garder longtemps, telles que le riz, les pâtes, l’huile d’olive ou des boîtes de conserves.
Lorsque nous nous arrêtons à terre, nous faisons des courses de fruits et de légumes frais pour quelques jours, car après cela pourrit.
Mais il y a certaines choses dont nous devons nous passer, car nous ne pouvons pas en acheter, par exemple les yaourts, le beurre, le fromage ou le chocolat !
Par contre, nous avons du poisson à volonté grâce à notre canne à pêche et notre fusil harpon !
6- Pourquoi Nizwa? (le nom)
« Nizwa » est le nom d’une ville-oasis du sultanat d’Oman. Le premier propriétaire du boutre l’avait appelle ainsi : c’est donc son « nom de baptême ».
7- Où en êtes vous?
Nous avons parcouru plus de la moitie du trajet. Pour l’instant nous sommes en Mer Rouge, au large du Soudan.
Bientôt nous arriverons en Egypte, et nous passerons le canal de Suez, qui permet d’aller en Mer Méditerranée.
Merci a Micael Caeteno, Nicolas Dehan et toute la classe CM2 !
L’équipage de Nizwa
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Le 5 avril 2008 par Equipage







Les cartes et instructions nautiques différencient « khor » et « Marsa », nous n’avons pas réussi à déceler la différence. Ce sont toutes des criques extraordinaires tant par leur beauté que par l’abri qu’elles offrent. L’eau y est aussi calme que dans un étang alors qu’à quelques encablures, la houle éclate sur les récifs.
Nous sommes ce soir dans la marsa la plus au nord du Soudan, Marsa Umbeila. Nizwa est en effet à quelques milles de la frontière Soudano-Egyptienne. Nous avons eu la visite d’une tortue et d’un mammifère marin en voie de disparition : Un Dugong. Cet animal est végétarien et Marsa Umbeila offre la particularité rare d’être tapissée d’algues dans ses fonds, à l’inverse des autres marsas où règne le corail.
Nous avons mouillé ici par un vent de 30-35 nœuds de nord, nous attendons une accalmie annoncée demain pour effectuer une longue navigation vers le Nord. Toute la zone frontalière nommé Foul Bay (env 100 milles) est sensible – Il est déconseillé de s’y arrêter.
Bientôt une autre épreuve nous attend, le fameux backsheesh qui règle beaucoup les échanges en Egypte. Nous espérons que le développement des activités de plongée avec tous ses hotels et bateaux charters ne réduira pas trop nos possibilitées de mouillage dans les marsa et autres récifs coralliens. Inchallah !
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Le 1 avril 2008 par Equipage









Nous avons réussi à atteindre Khor Shinab à la voile la Marsa la plus au sud des Marsa du Soudan.
Vers midi, nous avons pénétré dans cette longue crique (3 milles), en serpentant au gré de ses lacets, bordés de coraux. Nous avons mouillé au fond dans une vaste baie peu profonde. Le vent du nord s’est ensuite mis à souffler avec violence.
Une marche à terre sur un massif nous a permis de dominer cette crique. Nous avons observé la baie des sources. Il parait que c’est cette eau douce, se déversant dans la marsa, qui limite le développement du corail – Sinon la crique serait un platier complet ou l’on ne pourrait pas rentrer en bateau.
Aujourd’hui nous avons essayé de faire route nord malgré un fort vent contraire – Il y a des Marsa tout les 5 milles environ qui nous permettent de s’abriter si nécessaire. Des militaires nous ont contraints à rejoindre leur camp dans la Marsa Halaka, ou nous nous trouvons ce soir. L’état de la mer ne leur permettait pas de monter à bord. Nous avons mouillé sur une langue de sable en face du camp militaire, ancre portée à terre et avec l’étrave du bateau sur la plage tombante. Le vent ayant forcit jusqu’à 35 nœuds. Les militaires sont ensuite montés à bord pour vérifier nos papiers, une excuse pour voir le bateau et justifier leur curiosité. Ils regardaient les passeports à l’envers !
Nous prévoyons de partir à l’aube demain, lorsque le vent est encore assez calme (c’est le cas la nuit et tôt le matin) pour faire le plus de route nord puis nous nous abriterons a nouveau dans une autre Marsa. La météo annonce à ce jour une baisse du vent de Nord Jeudi prochain, nous planifions d’en profiter pour faire un saut de 120 milles et atteindre Bérénice en Egypte. Après les Marsa que nous voyons ces jours ci, Il y aura en effet peu de mouillage pour s’abriter si le vent forcit jusqu’à Bérénice. Il est aussi conseillé d’éviter dans la mesure du possible de mouiller près de la frontière Soudan/Egypte.
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